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BONNE VISITE
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# Posté le samedi 23 juin 2007 08:50
Modifié le mercredi 14 mai 2008 09:34

One shoot n°1

Avant que vOus la lisiez, sachez que je l'ai écrite un sOir ( Ou plutOt une nuit ) alOrs que je n'arrivais pas à dOrmir. Ne vOus étOnnez dOnc pas du cOntenu ^^.
BOnne lecture


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Bonjour.
Je m'appelle Emilie.
J'ai 17ans.
Je suis muette...

Non s'il vous plait ne fermez pas cette page et lisez mon histoire jusqu'au bout !
Vous ne devez rien en avoir à faire des problèmes des autres, surtout d'une pauvre petite fille muette. Je vous comprends. Mais lisez cette histoire au bout et seulement après vous pourrez me juger.
Alors je vais vous racontez une histoire.
Une histoire pas comme les autres.
Mon histoire...

Ma seule source d'expression est l'écriture.
Je n'ai jamais rien dévoilé à personne.
Seulement à vous.
Seulement aujourd'hui.

Mon changement de vie à commencé il y a un ans, lorsque j'avais 16ans.
Une année comme les autres...au début...

J'ai été adopté dès mon plus jeune âge et je vivais avec deux hommes.
Des hommes d'environ 25ans.
Ces hommes étaient dangereux.
Damien et Théo.
Ils se droguaient et faisaient tellement d'autres choses que je n'oserais pas vous dire.
Nous vivions dans un petit appartement, toujours mal rangé, plein de cartons de pizza, bière et autres déchets.
Moi je nettoyais.
J'étais leur bonne et je me laissais faire.
Seulement parce que ils étaient ma seule famille et sans eux je n'aurais ni nourriture, ni logement, ni rien d'ailleurs.
Eux c'étaient des dilleurs.
Nous habitions dans un quartier très dangereux.
A la nuit tombé, ils rakétaient les gens, violaient les filles...
Avant que je continue sachez que je n'ai pas été muette toute ma vie.
Vous trouvez sa bizarre et impossible ?
Continuez à lire...
Donc ils violaient les filles, rakétaient les gens... Ils étaient forts à deux ...encore plus à trois, avec moi.
Ils se servaient de moi comme appât.
Moi j'étais l'hameçon avec ma petite gueule d'ange.
Je savais me défendre.
Ils me l'avaient appris.
Ils portaient toujours des armes à feu sur eux.
Je ne me suis jamais laissé marcher sur les pieds...JAMAIS...sauf par eux...
Aujourd'hui j'ai honte, honte de ne jamais mettre rebellée.
Mais c'était impossible.
Deux hommes forts, armés, dangereux, contre une pauvre petite adolescente sans vrai famille ni logement.

A trois kilomètre de chez nous, il y avait une salle de concert.
C'était là qu'il agissait.
La nuit, quand les concerts se finissaient, la plupart des personnes partaient en direction du métro mais pas toutes.
Certaines passaient par derrière, essayant de gagner du temps pour rentrer chez eux le plus rapidement possible car tout le monde savait que nous étions dans le plus dangereux quartier de Paris.
Oui Paris n'est pas la plus belle ville du monde sous tous ses angles.
Ces quelques personnes traversaient donc de dangereuses et étroites petites ruelles pendant 10 minutes.
10 minutes où ils risquaient leur peau.
Ces ruelles étaient sombres, étroites, pleins de petits creux ou l'ont pouvaient se dissimulés, pleins de cul de sac...

Notre tactique ?

C'est tout simple.
Je me l'allonge au fond d'un cul de sac, tenant ma jambe, hurlant à l'aide de toutes mes forces.
Damien se positionnait dans un recoin noir de sorte à se qu'on ne l'aperçoive pas.
Théo faisait le guet à l'entrée de la ruelle.

Théo n'était pas méchant mais influençable.
Il savait résonner quand il le fallait.
C'était celui qui s'occupait le plus de moi.

Damien c'était autre chose.
Caractère nerveux, une tornade humaine.
Il n'a pas de limites.
Ne jamais être contre lui ou dire quelque chose qui le déplaise.
J'ai encore des marques sur mon corps de ses coups.
Oui il me battait.
Mais en plus de me battre il me violait aussi.
Théo n'a jamais levé la main sur moi.

Bref je n'ai pas envi de m'attarder là-dessus.

Evidemment nous n'allions pas dans les ruelles quand c'était la fin du concert de marylin monson...quoique sa ne les aurait pas déranger.

Fin du concert de Tina Aréna.
Je déteste quand ce sont des artistes comme sa.
Car se qui vont à leur concert sont toutes des jeunes filles...
Nous quittions l'appartement.
J'avais la gorge nouée.
Damien sentit mon stress et pour l'augmenter, il joua avec son arme, s'amusant à enlever les balles puis les remettre, provoquant un petit clic qui vous glace le sang.
Toujours son sourire malicieux et si sur de lui.

Nous nous faufilions dans la nuit, aussi habiles que des chats mais tellement plus dangereux...
Je ne parlais pas, comme jamais d'ailleurs.
Théo me fit une tape « amicale » dans le dos qui eu plus pour but de me faire cracher mes poumons plutôt que de me rassurer.
Pourtant c'était loin d'être notre premier coup.
Sa ne me dérangeais pas qu'ils rackettent des hommes bourrés de tune mais violés des filles...je ne supportais pas.
Alors du plus profond de mon âme j'espérais que se soir là se soit un homme qui arrive.
Chose impossible vu l'artiste qui se produisait sur scène.

Damien se dissimula dans l'ombre...
Le concert venait de se finir...
Et moi je suis allongée dans un cul de sac, entrain d'attendre.
...
Quelqu'un se rapproche et passe dans une des ruelles à coté.
J'ai le souffle court.
Je veux que cette personne parte avant qu'il ne soit trop tard pour elle.
Elle va passer devant la ruelle.
Je dois crier.
Je n'y arrive pas.
Aucun son ne sort de ma bouche.
C'est trop dur.
C'est au dessus de mes forces de participer même involontairement à faire du mal à quelqu'un.
Je sens le regard de Damien posé sur moi.
Que va-t-il m'arriver à moi une fois que cette personne sera partit ?
Alors je me décide.
Je hurle.
Je cris au secours.

« Il y a quelqu'un ? »

Voilà se que viens de me répondre une voix douce.
J'ai envie de lui crier de partir.
Je ne peux pas.
Alors je lui réponds un faible « oui ».
Quelqu'un se dirige vers moi en courant.
C'est une jeune femme aux cheveux blonds.
Elle à l'air d'être inquiète et s'accroupit à coté de moi.

- Est-ce que sa va ?
- je...


Je n'en peux plus.
Je fonds en larmes.
Je vois Théo se positionné à l'entrer de la ruelle.
Damien sort de l'ombre et arrive par derrière.
Je le vois arriver mais cette jeune femme lui tourne le dos et ne voit pas se qu'il l'attend.
Alors elle me prend dans ses bras.
Je la serre le plus fort possible, comme si je serrais une mère, celle que je n'ai jamais eu.
Soudain Damien braque son pistolet contre sa tempe.
Elle pousse un cri et se recule vivement.
Moi je regarde la scène terrorisée.
J'ai 16 ans, 16 printemps, pourquoi me faire subir ces horreurs ?
Alors je me blottis contre une poubelle, entourant mes genoux de mes bras, sanglotant doucement.
Je ne veux pas voir se qu'il va se produire.
Pas encore.
Chaque nuit je fais des cauchemars atroces.
Je ne veux plus.
Je ne peux plus.
Même si je ne vois pas, j'entends et je peux vous assurer que les cris de détresse d'une femme sont une chose horrible que personne ne mérite d'entendre.
Je n'en peux plus.
Ces cris me font souffrir.
Je me lève violemment et pars en courant.
Les larmes dégoulinent sur les joues.
Je cours dans ces petites ruelles.
J'arrive au bout de quelques minutes dans une avenue ou une énorme agitation règne.
De la lumière, des phares de voitures, quelques passants rentrant chez eux.
Paris de nuit.

Je me laisse tomber parterre.
Je sais qu'ils viendront me chercher.
Sans moi ils y arriveraient beaucoup moins facilement car on n'attire pas des gens si facilement dans ces ruelles.
Sans eux je ne suis rien non plus.
J'attends.
Je vois des gens se pressés de rentrer chez eux rejoindre leur famille.
Une petite fille rit joyeusement au coté de son père.
Moi je suis là dans la nuit à attendre.
Soudain une main m'attrape par derrière.
Théo.

- Je savais que je te trouverais ici.
-Tu ne sais rien !


Je me dégage violemment et commence à marcher en direction de la « maison ».
Théo soupire et me suis.
Damien nous rejoint.
Il n'a pas retiré son sourire que je hais tant de ses lèvres.
Nous marchons en silence quand Damien murmure

- Une de plus...

Je me mords les lèvres pour ne pas pleurer, pour ne pas craquer, je dois être forte.
Nous arrivons chez nous.
Damien ouvre le frigo et me lance un bout de pain.
Sa me suffit et il le sait.
Puis ils s'en vont dans leur chambre.
Moi je m'allonge sur le canapé, mon lit de toujours.
Je rabats une mince couverture sur mon corps tellement fragile et m'endors après avoir finit mon bout de pain.

.................................

Le jour se lève.
Je suis réveillée tôt car il n'y a pas de rideaux.
Je vais dans la cuisine et prépare le petit déjeuner.
Je croise un miroir.
Le reflet qu'il me renvoie est horrible.
J'ai d'énormes cernes creusés sous mes beaux yeux verts, un teint pale, livide, les joues creusées et mes cheveux d'ébènes retombant en cascades sur mes épaules maigrelettes.
Je soupire et prend deux plateaux.
Je mets un petit déjeuner sur chaque et va le porter dans chacune de leur chambre.
Puis je vais chercher dans la petite étagère que j'occupe des habits propres.
Je vais me laver en faisant le moins de bruit possible.
Je sors de la maison pour aller prendre l'air.
Ils savent que j'en ai besoin.
L'air frais me picote les yeux.
Je prends le métro et va dans l'avenue des champs élysés.
Vous vous demandez se que je fais là bas ?
C'est là ou je vais chaque matin, j'observe les gens, la circulation, tout.
Je m'assieds devant les grands magasins où je ne rentrerais probablement jamais.
Le vent fait tourner mes cheveux.
Je regarde sur l'avenue toutes les voitures défilés, tous ses gens pressés d'aller travailler ou d'emmener leur enfant dans la plus prestigieuse école de Paris.
Je rêvassais quand une voix me fit sursauter :

- Nan mais c'est un scandale, vous m'entendez UN SCANDALE !!! Je vais aller porter plainte et vous aller avoir de gros problème !! Vous m'entendez DE GROS PROBLEMES !!!
- Madame enfin calmez vous nous allons pouvoir nous arrangez !


Je regarde la scène silencieusement.
Une dame blonde, brushing parfait, vêtue de son tailleur rose en soie, tenant son caniche rasé et vêtu d'un manteau pour chien en laisse, hurlait sur la vendeuse, ses sacs Dior, Chanel à la main.

-C'est un scandale de ne pas laisser rentrer mon kiki ici ! C'est le plus beau des caniches et...
- Madame les chiens sont interdits dans ce magasin et je n'y peux rien !
- COMMENT SA VOUS N'Y POUVEZ RIEN ???


J'ai les tympans qui vont exploser.
Alors je me lève rageusement et lui lance à la figure :

- Tu fermes ta gueule oui ?????? On s'en fout de ton cleps minable et de tes fanfreluches à deux miles balles !! Je peux même plus regarder la rue tranquille oui ???

La dame est assommée de se que je viens de lui dire, reprend son « kiki » en laisse et part, la bouche entrouverte comme un poisson.
La vendeuse me regarde avec un sourire rayonnant tandis que je me rassieds pour regarder les voitures, toutes aussi luxueuse les unes que les autres.
Je vous ai bien dit que Damien et Théo m'avaient appris à me défendre.
La vendeuse prend soudain la parole :

-Merci de m'avoir aidé sinon j'y serais encore
-De rien, tu sais quand on peut rendre service au gens gratuitement.


Elle regarda à l'intérieur du magasin pour voir si son patron ne la regardait pas et s'assied à coté de moi.
Elle était jeune, quelques années de plus que moi, portait un de ses uniformes tellement serrés que l'on ne voit pas une parcelle de votre peau.

Elle commença à me parler.
On pouvait voir si on passait dans la rue, une fille bien habillé en uniforme de travail Dior et une fille décoiffé et maigrelette assise l'une à coté de l'autre dans la grande avenue des champs élysés entrain de se parler.

Elle m'expliqua qu'elle travaillait chez Dior pour gagner un peu d'argent pour payer ses études.
Puis elle me proposa une idée qui me fit sourire.

- Vu que tu m'as aidée à faire dégager la vieille je peux demander au patron de te garder une journée, comme sa tu peux gagner un peu d'argent.
- C'est...c'est vrai ???
- Oui bien sur ! Allez viens on va demander !


Cette fille était géniale.
Si j'avais un peu d'argent, j'allais pouvoir m'acheter de nouveaux habits et plein d'autres objets que je n'ai pas pu acheter, faute de famille...
Je sautillais comme une gamine, espérant de tout c½ur que le patron accepte.
Elle me regarda de la tête au pied un instant, remis mes cheveux en ordre avec sa main, épousseta mes vêtements et me fit un grand sourire.

-On est partit !

Je bomba mon abdomen de sorte que je me tienne bien droite et rentra dans le magnifique magasin doré.
Une bonne odeur se fit ressentir dans mes narines et j'ouvrais de grands yeux rien qu'en rentrant dans un simple magasin de marque.
Après quelques minutes passées à se faufiler entre les clients dans les rayons, nous arrivâmes devant la porte du bureau du directeur à l'étage.
Elle toqua.
Un « oui » grave se fit entendre.
Elle me fit un petit sourire et me dit :

- Au faite moi c'est Julia.

Puis elle ouvrit la porte et rentra.
Je la suivi hésitante.
Le patron était un homme petit et grassouillet qui fumait tranquillement son cigare en faisant des ronds.
Il était vêtu d'un costard et n'avait plus beaucoup de cheveux.

- C'est pour... ?
- Je vous présente une amie qui s'appelle heum....
- Emilie ! Dis-je.
- Emilie voilà ! Et qui aimerai juste travailler aujourd'hui avec moi.


Le patron porta son cigare à sa bouche et inspira profondément.
Après quelques minutes Julia et moi ressortîmes, un sourire triomphant porté à nos lèvres.
Elle m'expliqua rapidement se que je devais faire et nous commençâmes à travailler.
Les clients étaient pour le moins dire chiant et l'uniforme qu'on m'avait forcé à mettre trop serré.
Pour Damien et Théo ils s'en fichaient.
Je disparaissait la journée si je voulais et revenais le soir obligatoirement pour les petites activités nocturnes.
On étouffait et l'odeur du parfum m'écoeurait.

- Vous n'auriez pas le parfum Dior numéro 34 mais avec la boite bleue de préférence ?

Je me retourna et aperçu une vieille dame, quadruple menton, tailleur et brushing parfait.
Je répondis en soupirant :

- Je vais voir se que je peux faire pour vous...*criant* JULIIIIIIIIIIIIA !!!Le numéro 43 avec la boite rouge pour une dame !!!!!

La petite dame me regarda bizarrement tendis que Julia partait dans les rayons cherchée le parfum ou autres soin de beauté.

- heum...c'est le numéro 34 avec la boite bleue voyons ne soyez pas distraite.
- JULIAAAAAAAAAAA numéro 34 avec la boite bleue !!!!!!!!!!


J'avais trop chaud, j'allais étouffer.
Je déboutonna quelques boutons de mon chemisier pour pouvoir respirer sous l'air outré de la dame qui se tenait devant moi.
Je m'appuya contre un miroir quelques secondes le temps de reprendre mes esprits.
Je passait mes journées dehors et n'avait pas l'habitude de vivre enfermé d'une telle chaleur.
Julia arriva et tendis la boite ROUGE à la dame qui fit une tête d'enterrement.

- C'était une bleue que je voulaiiiiis !!!! Vous comprenez sa ?????
- Ohhh tu commence à me les cass...


Julia mit sa main devant ma bouche pour que je ne finisse pas ma phrase et emmena la veille dame dans les rayons pour changer la couleur de sa foutue boite en carton.
Je m'appuya contre l'étagère de mascara et ferma les yeux.
Je n'en pouvais plus.
Soudain j'entendis :

-Excousez moi, vous avoir des eyes liners s'il vous plit ?

Même pas 5secondes de repos dans la journée !!!
J'ouvris les yeux, prête à envoyer balader mon client de toute ma force qu'il me restait quand je vis...

Une petite bouille d'ange qui me regardait avec le sourire le plus magnifique de la terre...
Les cheveux noirs parsemés de quelques mèches blanches, des yeux noisette dessinés au contour noirs, un style tellement particulier mais qui lui allait si bien...

Je m'arrêta dans mon élan de l'envoyer bouler et fit mon plus beau sourire avant d'aller dans les rayons, cherchant le meilleur eye liner pour monsieur.

Julia arriva vers moi toute contente d'avoir trouvé la bonne couleur de boite et s'arrêta net quand elle vit la gueule d'ange qui se trouvait derrière moi.

- B...Bill...Bill kaulitz ????

Il fit un grand sourire avant de répondre un petit « ya ».
Julia sortit un bout de papier et il signa un autographe pendant que je regardais la scène ahurie.
Je ne le connaissais pas moi !!
Je lui montra les eyes liners du doigt, la bouche entrouverte, avant de m'éloigner de quelques mètres traînant Julia derrière moi.

-Tu le connais ?
- C'est une rock star !!!
- A bah m*rde je suis à la masse --'


Julia m'expliqua rapidement en me parlant du groupe, de leur musique, de leur nationalité.
Ils étaient venus à Paris pour un concert et repartait juste après...
Je décidai de profiter de la magnifique personne qui se trouvait à quelques mètres de moi.
Je partis donc le rejoindre, ayant toujours aussi chaud.
Je lui demanda s'il avait trouvé, si la couleur lui convenait etc....

Une heure après, nous étions toujours entrain de parler dans le rayon eyes liners.
Très sympathique le petit Bill.

Soudain je sentis une bouffée de chaleur montée en moi et plein de petits points noirs apparaître sur mon champ de vision.
J'avais beau cligné des yeux, les petits points noirs devenait à présent des taches et plus m'a vue se troublait, plus je perdais l'équilibre.
Soudain je ne vis plus rien et me sentis tomber en arrière.
Puis, plus rien.
...

J'ouvris les yeux difficilement, aveuglé par les lustres qui pendaient au plafond du magasin.
Puis une touffe noire viens se positionner devant moi, faisait un grand sourire suivit d'un :

- Tou m'a fait beaucoup de peur !

Je souris à la réplique de se français si peu parfait et me releva avec difficulté.
Julia était à coté de moi et m'expliqua que Bill m'avait rattrapé avant que je m'étale dans le rayon de mascara.
Pas étonnent qu'on fasse des malaises vu comment il faisait chaud.
Bill paya son produit avec les 50 autres achats et m'attrapa par la main avant de dire :

- Tou as trop travaillé aujourd'hui, viens avec moi, on va faire les magasins et c'est moi qui paye !

Je le regarda ébahit en balbutiant des « mais non sa ne se fait pas ! » avant qu'il m'entraîne de force dans les rues de la capitale.
Et puis c'est pas grave si je ne me faisait pas payer, de toute façon rien ne vaut une journée en compagnie de se charmant jeune homme.

Nous arpentions maintenant les rues de Paris depuis une bonne heure, nous nous étions nourris de sandwich et Bill a été étonné quand il a vu que je n'en avais mangé que la moitié : Appétit de moineau.
Nous avions beaucoup parlé et j'en avais beaucoup appris sur lui.
Moi par contre je ne disais rien et répondais le moins précisément possible.
Il savait que j'avais été adopté par deux hommes et que je n'allais pas à l'école car je lui ai dit que nous n'avions pas assez d'argent.
Sauf que l'école est gratuite et obligatoire.
Le plus embarrassant c'est quand il a vu une marque que Damien m'avait faite dans le cou.

- Qu'est ce que c'est ?
- Rien, je me suis cogné contre un meuble...


Me cogner au cou contre un meuble..., excuse des plus pitoyables...
Bref, Bill m'a regarder bizarrement mais n'as pas chercher à en savoir plus.
Je ne voulais en aucun cas l'impliquer dans une de mes histoires.

Nous sommes donc partis dans les plus chics magasins de Paris.
Bill m'a fait essayer des robes hors de prix toute aussi magnifique les unes que les autres.
Il a du m'arracher les robes de mains pour les emmener à la caisse car je ne voulais en aucun cas qu'il me les payent.
Du coup monsieur est partis dans ses magasins diesel en me demandant si les jeans lui allait bien ... -oO-'
Après une multitude d'achat tout aussi varié je le gratifia d'un énorme bisou sur la joue en guise de remerciements pour tous les achats qu'il m'avait payé.

Le soir commençait à pointer le bout de son nez et je devais absolument rentrer.

- Bill, j'ai adoré cette journée mais il faut que je rentre...Je dois être rentrer avant qu'il fasse nuit...

Bill me fit une petite moue triste.
Alors j'ajouta :

- Mais si tu veux on peut se revoir un autre jour, il n'y a absolument aucun problème !
- Si il y a oune problème, c'est que je pars, demain matin...


Ma mine se décomposa.
Nous nous regardions tout les deux, les bras chargés de sacs et le regard triste.
Puis sans le prévenir, je me suis jeté dans ses bras, laissant tomber mes sacs et les siens parterre.
Il resserra son étreinte et nous restâmes quelques minutes comme sa.
Puis tout doucement je m'enleva de ses bras si chaud et planta mon regard au fond du sien.
Il me donna son numéro de téléphone et me promit qu'il me préviendrait dès qu'il reviendra en France et aussi qu'il prendrait de mes nouvelles avant.
Je sais qu'il avait vu un truc qui clochait dans le fait que je n'aille pas à l'école ou que je ne veuille pas parler de mes amis inexistants ou autre chose concernant ma vie.
Il a aussi remarqué ma maigreur et mon air fatigué.
Un dernier au revoir et il disparu au coin de la rue chargé de tous ses sacs.
Je ramassa les miens et rentra rapidement chez moi en tenant le petit bout de papier dans ma main.

Une fois arrivé, je rentrai dans l'appartement et vis Damien avachit dans le canapé, fumant sa cigarette, une bière dans la main, regardant la télévision.
J'ai refermé la porte le plus discrètement possible mais il l'entendit quand même.
Il se retourna et me fixa dans les yeux avant de regarder les sacs qui pendaient à mes bras.

- Tu étais ou ?

Son ton était sec.
Je répondis d'une voix mal assurée :

- Tu ne t'en ai jamais soucié...

Puis je me dirigea vers le minuscule balcon où je prenais souvent l'air.
Damien se leva et m'attrapa brusquement le bras.

- Depuis quand tu me parles comme sa ?
- Lâche moi tu me fais mal !!


J'essaya de me dégager mais il resserra sa main contre mon bras et mon visage prit une expression de douleur.

-Je suis allé me promener...
- Et ou à tu trouver l'argent pour revenir avec tant de sacs ?
-On me les a payés...
- Et qui ????
- Qu'est ce que sa peut te faire ?
- QUI ???????
-un ami...
-Tu n'as pas d'ami !
- QUELQU'UN QUE J'AI RENCONTRE DANS LA RUE !!!! Maintenant lâche moi tu me faits mal !!


Damien me lâcha le bras et je partis en courant sur le balcon.
Je mis mes jambes entre les barreaux de sortes à se qu'elles pendent dans le vide et regarda les lumières de la ville s'éclairées.

La nuit était tombée depuis bien longtemps et un nouveau concert allait se finir.
On se prépara pour la dernière fois de la semaine car il n'y a pas de concert tous les jours et nous primes le métro jusqu'à la salle.
Une fois sur place, j'entendis des hurlements de filles en provenance de l'intérieur du bâtiment.
J'ouvris de grands yeux interloqués en me demandant qui jouait ce soir.
Damien vit mon air interrogateur mais ne dit rien.
Nous marchâmes durant 5 minutes avant de rejoindre nos sombres ruelles que je détestais tant.
Le concert venait de se finir et nous pouvions entendre des pleurs de filles et d'autres qui hurlaient de joie.
Je chuchota à Théo avant qu'il prenne place à l'entrée de la ruelle :

- Quel artiste c'est produit se soir ?
- Tokio Hotel si je me rappelle bien du nom.


Ma mine se décomposa.
Ce n'était pas possible.
C'était là qu'ils faisaient leur dernier concert avant de retourner en Allemagne ??
Et dans quelques minutes, Damien allait attaquer une de leurs fans ?
C'était sur.

Pleins de questions se bousculaient dans ma tête alors que j'étais allongé dans mon petit cul de sac, appuyé contre une poubelle, voyant le reflet de l'arme de Damien scintillé dans la nuit.
Il ne s'en servait presque jamais.
Mais il s'en ai déjà servi.
Jamais devant moi.
Jamais ici.
Heureusement.

Nous attendîmes...
Des pas de filles passaient dans la route principale au alentour mais elle ne s'aventuraient pas dans ces ruelles qui ne menaient nulle part...quoiqu'aux ténèbres...

Un quart d'heure plus tard il n'y avait plus aucun bruit...
Personne n'était venu.
Ouf !
Je sentais la haine de Damien et il devait sentir mon sourire de satisfaction.
Personne n'irai se faire agresser se soir par une crapule.
Comme je vous l'ai dit Théo fait juste le guet.

Je sentais l'impatience de Damien car ses futures victimes n'étaient pas venues.
Et moi je ricanait silencieusement que sa n'ai pas marcher pour lui.
Pauvre con...

Soudain un bruit vient percer la nuit...
Quelqu'un marchait rapidement vers nous...vers moi...
On entendait qu'il était au téléphone et que son correspondant hurlait pour couvrir le bruit de fond qui n'était que cris hystériques.
Son correspondant parlait tellement fort que j'entendais toute la conversation sans même encore voir le propriétaire du téléphone.
J'ai compris ceci :

- Monsieur, nous sommes désolé de cette précaution mais vous comprenez qu'il est impossible de vous faire sortir par la porte principale de la salle de concert car elle est envahie par les fans ! Vous en avez eu la preuve avec les trois autres membres de votre groupe qui sont passés avec énormément de difficultés donc nous préférons que vous les rejoignez par une autre sortie ! Rejoignez la voiture noire dans la rue principale, votre garde du corps vous attend dedans car il n'a pas pu venir avec vous pour protéger les autres membres du groupe !
- Vous souler moua !!


Et je suppose que la personne a raccroché après ses trois petits mots...
Ce français si peu parfait...
Toutes les allusions qu'a fait le correspondant...
Au groupe...
Au concert...
Et à l'artiste qui s'y trouvait...

Non.
C'était impossible.
Pas lui.
Pas ici.
Pas maintenant.
Pas avec Damien...

Les pas se rapprochèrent rapidement et se que je craignais le plus au monde arriva.
La dernière personne au monde que je voulais voir ici arriva.

Bill.

Et Bill SEUL.
Enveloppé dans son grand manteau noir, sa respiration haletante par la rapidité de ses pas, Bill arriva dans mon champ de vision mais aussi dans celui de Damien...
Théo se positionna à l'entrée de la ruelle de sorte que personne n'arrive.
Même si Damien était plongé dans l'ombre je pouvais voir son sourire que je ne peux plus supporter.

Bill m'aperçu et ouvrit ses beaux yeux charbonneux en signe d'étonnement.
Il se précipita vers moi, assise par terre près des poubelles, muette depuis son arrivé.
Je me mordais la lèvre et elle commençait à saigner.

MAIS POURQUOI LUI ??????

Bill me prit la main et la serra dans la sienne qui était si douce, si chaude malgré la fraîcheur de la nuit...
Il me parlait mais je ne l'écoutais pas, je fixais l'endroit ou Damien était dissimulé dans l'ombre.
Je sentais que la voix de Bill était douce et rassurante mais pleine d'interrogation.
Il devait se demander se que je faisait ici et il avait parfaitement raison.

Je décida d'agir tant qu'il en était encore temps.
Je tenais trop à Bill pour qu'il souffre.
Je serra sa petite main dans la mienne et lui chuchota de me faire confiance et de faire tout se que je lui dirais de faire.
Il ne répondit pas et me regarda étrangement.

- Bill promets moi de faire tout se que je te dirais de faire...
- Mais Pourquoi ?


Mes forces commençaient à me lâcher sachant que dans quelques instants Damien allait arriver.
J'avais envi de pleurer...
Bill le vit.

- Bill...promet le moi...
- Je ...je te le promets.


Il me prit dans ses petits bras rassurants.
Je mis sentait tellement bien.
Je le serra contre mon c½ur de toute ma force restante et ne put contenir mes larmes.
Je sanglotais dans les bras de Bill alors qu'il fredonnait une berceuse pour apaiser mes pleurs.
Je m'enleva doucement de ses bras et lui murmura :

-Je ne comprends pas les paroles, je ne connais pas l'Allemand...
- Cette chanson veut dire que je serais toujours là...quoiqu'il arrive...


Il posa un baiser au coin de mes lèvres salées par mes larmes et me tendis la main.
Je la pris hésitante et peureuse de l'avenir qui se trouvait si proche de nous.

Soudain le visage de Bill se déforma et prit une expression de peur et d'étonnement.
Une arme était braquée contre sa tempe.
Bill avait peur je le voyais.
Moi j'étais paralysé.
Damien était à coté de Bill et posait son arme froide contre sa tête si fragile.
Les larmes coulaient sur mes joues et ne trouvaient pas de solution.
Alors je murmura :

-Damien pitié, moi mais pas lui ...pitié...

Damien eut un rire sadique, un rire effroyable qui me glaça le sang.
Il fouilla dans les poches de Bill et prit tout se qui s'y trouvait.

Il tourna autour de Bill, un sourire de malice accroché à ses lèvres.

-Maintenant je vais un petit peu m'amuser avec toi ma jolie...
-Qu'est ce que vous me voulez ?
- Tout et n'importe quoi...


Qu'allait-il lui faire ?
Je ne voulais pas le savoir...
Alors je fis une chose que je n'aurais jamais faite auparavant, pour personne d'autre que Bill.
Alors que Damien commençait à toucher Bill de ses mains sales je me jeta sur Damien de toute ma force, de tout mon mépris, de toute ma haine et dieu sait que j'en avais.

Damien paru surpris et lâcha son arme qui alla glisser quelques mètres plus loin avant de s'écrouler parterre avec moi sur son dos.

- Bill COURS !!!!!!!!

Bill paru paniqué pendant un instant, ne savant pas s'il devait courir ou m'aider.
Il coura vers moi pour m'aider car Damien se débattait avec la force d'un lion.

- BILL TU M'AS PROMIS, COURS !!!!!!!!

Bill s'arrêta et je pu lire un petit « nein » désespéré sur ses lèvres.
Mon regard se faisait insistant et je pouvais savoir que je ne tiendrais plus longtemps.
Il se mit à courir pour aller chercher de l'aide aussi vite qu'il pouvait.
Damien m'attrapa le cou avec sa main et me serra de sorte que je lâche prise.
Je ne pouvais plus respirer et il se leva, me tenant toujours le cou fermement.
Il me balança par terre et commença à me ruer de coup de pieds.
Chaque coup que j'encaissais me faisait souffrir.
Je ne sentais plus mon ventre et crachait du sang.
La douleur m'était insupportable.
Ma respiration fut coupée.
Soudain les coups s'arrêtèrent.
Mon sang s'était mêlé à mes larmes mais je pris la force d'ouvrir les yeux.
Damien et Bill se battaient.
Bill ne faisait pas le point contre Damien et encaissait coup sur coup.
Il était revenu.
Pour moi...
Je me leva avec la force qu'il me restait, je ne sentais plus la douleur, je ne sentais plus mes membres, je voyais juste.
Je voyais juste Bill se faire tabasser.
La douleur que je ressentais était celle de Bill.
Chaque coup qu'il se recevait nous faisait mal tout les deux.
Je frappa Damien dans le dos de sorte à se qu'il arrête de toucher à Bill.
Damien se retourna et ma jambe partit avec toute ma force pour atterrir entre ses jambes.
Damien se plia sous la douleur et je me précipita sur lui.
Avec sa main droite, il tenait les cheveux de Bill qu'il tirait aussi fort qu'il pouvait.
Je prit son bras et le mordit.
Damien hurlait.
Je ne m'arrêtais pas.
Ce fut lorsque j'eut le goût du sang dans ma bouche que je me rendis compte de ma force et lâcha le bras.
Les traces de mes dents étaient incrustées dans sa peau.
Je savais me défendre grâce à lui et je lui montrais.

Bill était allongé parterre, il toussait sous la force des coups qu'il venait de recevoir.
Je l'aida à s'asseoir et le prit dans mes bras en pleurant.

- Pourquoi tu n'es pas parti pourquoi... ?
- Pour toi...


Je resserra mon étreinte et lui dit qu'il fallait partir...et vite...

Damien se releva, tenant son bras ensanglanté d'une main, de l'autre l'endroit sensible ou je l'avait frappé et se dirigea en boitant vers son arme qui avait glissé à quelques mètres de nous.
Bill le vit et se releva avant de se mettre à courir pour attraper l'arme...avant